Bas-Uele : Antoine Gambolipayi démonte point par point les accusations de Simon Tutu sur la gestion de l’Assemblée provinciale

Redaction
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Quelques jours seulement après la sortie médiatique musclée de l’honorable Simon Tutu, député provincial élu du territoire de Poko et ancien président de l’Assemblée provinciale du Bas-Uele, dénonçant ce qu’il qualifie de « gestion calamiteuse » de l’organe délibérant, les réactions continuent de susciter un vif débat au sein de la classe politique provinciale. Les prises de position s’enchaînent, tantôt favorables, tantôt critiques, révélant la profondeur des divergences au sein de l’hémicycle.
Dans une réaction parvenue ce dimanche à la rédaction de depechesdelatshopo.com, le vice-président et président ad intérim de l’Assemblée provinciale du Bas-Uele, l’honorable Antoine Gambolipayi, rejette catégoriquement l’ensemble des accusations portées contre sa gestion. À ses yeux, les propos de son prédécesseur relèvent davantage d’une lecture biaisée de la réalité institutionnelle que d’une analyse rigoureuse des faits.
L’honorable Gambolipayi se dit, au contraire, satisfait de l’orientation actuelle de l’Assemblée provinciale, qu’il estime aujourd’hui conduite par un vice-président assurant l’intérim avec des atouts solides pour diriger les débats parlementaires, en attendant l’organisation de l’élection partielle d’un nouveau président. Une situation qu’il juge conforme aux textes et loin du tableau sombre dressé dans certains cercles.
S’agissant du vote de l’édit portant budget provincial 2026, présenté par l’honorable Simon Tutu comme ayant été adopté dans l’illégalité, le président ad intérim oppose un recadrage ferme. Selon lui, l’examen et l’analyse du budget exigent d’un député provincial une maîtrise approfondie de plusieurs instruments juridiques fondamentaux, notamment la Constitution de la République, la loi relative aux finances publiques, la loi sur la libre administration des provinces ainsi que le Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale. À cela s’ajoute, insiste-t-il, une connaissance minimale mais indispensable des notions liées aux sessions parlementaires.
Développant son argumentaire, Antoine Gambolipayi rappelle que si le gouvernement provincial a effectivement déposé le projet de budget le 25 novembre, date butoir prévue par les textes, l’Assemblée disposait alors de trente jours pour un examen et une analyse approfondis. Dès lors, le vote intervenu le 23 décembre s’inscrirait pleinement dans le respect des délais légaux, surtout lorsqu’on tient compte des jours fériés. Il souligne par ailleurs que le vote du budget autour du 15 décembre est une pratique reconnue au niveau des deux chambres du Parlement national — l’Assemblée nationale et le Sénat — tout en précisant qu’il existe un décalage organisationnel entre le Parlement et les Assemblées provinciales, notamment en ce qui concerne la rentrée et la clôture des sessions.
Sur le plan du fonctionnement interne et du traitement des matières inscrites au calendrier, le président ad intérim dresse un bilan comparatif sans concession. Il affirme que sous la gestion de l’ancien président, seules 15 à 20 % des matières programmées étaient régulièrement traitées en commission. En revanche, sous son intérim, une amélioration notable est observée, saluée, selon lui, par la majorité des honorables députés provinciaux du Bas-Uele.
À l’appui de cette affirmation, Antoine Gambolipayi avance des chiffres qu’il qualifie de vérifiables : 19 séances plénières publiques, 7 séances à huis clos, 9 réunions du bureau, 5 missions diligentées, 4 auditions en commission ainsi que la mise en place et le déploiement de 8 commissions sur le terrain, et ce malgré de multiples invitations à Kinshasa pour des raisons de service.
En conclusion, tout en rejetant et balayant « de revers de main » l’ensemble des griefs formulés contre sa gestion, le président ad intérim de l’Assemblée provinciale du Bas-Uele lance un appel à l’honorable Simon Tutu. Il l’invite à revenir à de « bons sentiments » et à privilégier l’intérêt supérieur de l’Assemblée provinciale et de la province du Bas-Uele, estimant que l’heure est davantage à la cohésion institutionnelle qu’aux querelles publiques.