Kisangani, le 29 juin 2025 – Changement à la tête de l’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS). Les membres de cette structure représentative du corps professoral se sont retrouvés aux urnes ce samedi 28 juin pour renouveler leur comité directeur, dans une élection marquée par une forte participation et un esprit démocratique apaisé.
Au terme du dépouillement, c’est le professeur Jean-Pierre Lifoli Balea de la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques (FSSAP) qui a été proclamé président de l’APUKIS. Il a obtenu 109 voix sur 154 votants, surpassant nettement ses deux challengers, les professeurs AMUNDALA et NOBIRABO. Une victoire sans équivoque qui traduit la confiance du corps professoral envers celui qui occupait déjà, dans le comité sortant, le poste stratégique de secrétaire général sous la présidence du professeur Antoine NGUTE Novato.
Dans un climat empreint de continuité et de renouvellement, la vice-présidence revient à la professeure Léontine Nsanga Ngaji, de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation. Trésorière dans l’équipe précédente, elle gravit aujourd’hui un échelon supplémentaire, saluée pour sa rigueur et sa discrétion.
Le secrétariat général est désormais confié au professeur Alain Kirongozi Itindi de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Il sera secondé par le professeur Lucien Musambayi, consolidant ainsi une équipe réputée pour sa rigueur académique et sa connaissance des enjeux institutionnels.
Le comité directeur de l’APUKIS pourra également compter sur l’expertise de deux femmes engagées pour renforcer la communication et les échanges avec les partenaires : la docteure Philomène Bontambo, également issue de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, et la docteure Isomba de la FSSAP, toutes deux désignées pour piloter respectivement la trésorerie et les relations publiques.
Ce nouveau bureau prend ses fonctions à un moment charnière pour l’Université de Kisangani, appelée à jouer un rôle moteur dans la refondation du système éducatif supérieur en RDC. Les défis sont nombreux : amélioration des conditions de travail des enseignants, renforcement de la recherche, dialogue constructif avec les autorités rectorales, et défense des intérêts moraux et matériels du corps professoral.
En élisant des figures connues pour leur intégrité et leur sens du devoir, les membres de l’APUKIS semblent avoir opté pour une gouvernance apaisée, mais résolument tournée vers l’action.
Le cap est donné. Reste à savoir si les promesses de renouveau tiendront face aux vents parfois contraires de la vie académique.
