Kisangani : La FAO forme des techniciens vétérinaires de 3 provinces sur l’utilisation de la nouvelle application EMAi+ pour des alertes rapides des maladies animales

Redaction
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Au nom du ministre provincial en charge de l’agriculture, pêche et élevage, son conseiller Jacques LUMALISA a procédé au coup d’envoi de l’atelier de formation des techniciens vétérinaires commis à la surveillance épidémiologique des malades animales sur l’implémentation de la nouvelle version d’EMA i+ dans les provinces de la Tshopo, du Bas-Uele et du Haut-Uele. C’était ce lundi 07 octobre 2024 au Guest House Les MAMBOU à Kisangani.
Pendant trois jours, soit du 7 au 9 octobre 2024, il est question de présenter la nouvelle version de l’application EMA-i (EMA-i+) ; former les participants à l’utilisation de l’application EMA-i +; former les coordonnateurs provinciaux en charge de la surveillance à l’utilisation de la plateforme EMPRES-i+ ; former les gestionnaires des sites à l’utilisation et la gestion de la plateforme EMPRES-i+ ; définir les rôles et responsabilités des utilisateurs pour établir le circuit d’information en utilisant l’outil EMA-i+ et la plateforme EMPRES-i +; présenter le guide SIMAR et les outils de la surveillance intégrée aux participants et enfin doter les provinces ciblées d’outils de collectes et d’analyse de données zoosanitaires (Smartphones et ordinateurs).

Jacques LUMALISA, délégué ministre provincial

Dans mot d’ouverture, le conseiller du ministre provincial de l’agriculture, pêche et élevage Jacques LUMALISA reconnaît que les provinces de la Tshopo, du Bas-Uele et du Haut-Uele font souvent face aux multiples problèmes des maladies animales. Et d’ajouter que la logique actuelle du président de la République est que l’agriculture doit prendre la revanche sur les minerais ( revanche du sol sur le sous-sol). Malheureusement, les différentes maladies animales ne permettent pas l’évolution du secteur de l’élevage et mettent en difficulté la santé humaine. Occasion pour Jacques LUMALIZA de remercier les partenaires notamment la Fonds des Nations unies pour l’Alimentation, en sigle FAO qui accompagnent toujours le gouvernement provincial. Il recommande aux participants de mettre à profit ces assises pour apprendre les différentes techniques d’alerte et de surveillance pour faire avancer le secteur de l’élevage.

Docteur Bruce/ FAO

Pour sa part, docteur Bruce LAFIA de la FAO venu de Kinshasa a expliqué que la surveillance des maladies animales est implémentée dans le but d’alerter rapidement en cas de maladie, d’évaluer l’efficacité des mesures d’intervention et de déterminer les zones indemnes de maladie ou l’absence d’infection. Ainsi, les données obtenues grâce à ce programme de surveillance fourniront des évidences suffisantes pour répondre en temps réel d’une part mais aussi pour évaluer les programmes nationaux de contrôle et d’éradication des maladies animales. À cet égard, la République Démocratique du Congo (RDC) a introduit avec l’appui de la FAO l’application EMA-i (Event mobile Application en anglais) dans son système national de surveillance pour faciliter la déclaration des maladies animales en temps quasi réel et améliorer la quantité et la qualité des rapports zoosanitaires.

En RDC, l’utilisation de l’application EMA-i remonte en 2021, la première formation des formateurs ayant eu lieu en 2020. Le déploiement de l’outil EMAi a permis aux Services vétérinaires à travers le SENES d’augmenter considérablement le nombre de rapports zoosanitaires reçus des vétérinaires et paraprofessionnels de terrain, d’améliorer la communication entre les acteurs du réseau de surveillance, d’améliorer la réactivité des services vétérinaires face aux alertes sanitaires, et de disposer de données zoosanitaires en temps réels à partager avec les autres secteurs dans le cadre de l’opérationnalisation de l’approche « Une Santé ».
À ce jour, 22 des 26 provinces de la RDC utilisent EMA-i pour la surveillance des maladies animales, avec plus de 215 agents vétérinaires formés y compris ceux pris en charge par le projet REDISSE financé par la Banque Mondiale.

A noter que depuis 2022, pour plus de performance, l’outil EMA-i a connu une amélioration pour évoluer vers le EMAi+.
Cet atelier rentre dans le cadre du Programme de Soutien à la Sécurité Sanitaire Mondiale ( GHS) dans la Lutte contre les Zoonoses et le Renforcement de la Santé Animale en Afrique

FROK