Banalia privée de communication depuis deux semaines : un activiste des droits humains lance un cri d’alarme

Redaction
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Banalia, Tshopo – La situation des télécommunications dans le territoire de Banalia devient de plus en plus préoccupante. Depuis près de deux semaines, les habitants de cette entité de la province de la Tshopo sont confrontés à une panne généralisée des réseaux de téléphonie mobile, les privant de tout moyen moderne de communication.
L’alerte a été lancée par l’ingénieur Blaise Maindo, activiste des droits humains et acteur de la société civile, qui dénonce une interruption totale des services des principaux opérateurs de télécommunications présents dans la région, notamment Vodacom, Airtel et Orange.
Selon lui, aucun service n’est actuellement opérationnel. Les appels téléphoniques sont impossibles, les transactions financières via Mobile Money sont suspendues et l’accès à Internet est complètement interrompu.
« La population est coupée du monde. Les activités économiques, la santé et la sécurité sont paralysées », alerte-t-il, soulignant les lourdes conséquences de cette panne sur le quotidien des habitants de Banalia.
Cette interruption affecte particulièrement les commerçants qui dépendent des services de transfert d’argent et de paiement électronique, les structures sanitaires qui ont besoin de communiquer rapidement avec les centres de référence, ainsi que les services de sécurité dont l’efficacité repose en grande partie sur la circulation rapide de l’information.
Dans un contexte où les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle essentiel dans le développement socio-économique des communautés, cette coupure prolongée constitue un sérieux handicap pour la population locale.
Face à cette situation, Ir Blaise Maindo appelle les opérateurs de télécommunications concernés à déployer sans délai les équipes techniques nécessaires afin d’identifier l’origine de la panne et de rétablir les services dans les meilleurs délais.
Il exhorte également les autorités compétentes à suivre de près ce dossier afin de garantir le respect du droit fondamental à la communication, reconnu comme un levier indispensable de développement, d’inclusion sociale et de participation citoyenne.
Alors que les habitants de Banalia attendent toujours une explication officielle sur les causes de cette panne, les appels à une intervention urgente se multiplient. Pour de nombreux observateurs, le rétablissement rapide des réseaux constitue désormais une priorité afin de permettre à cette population de renouer avec le reste du pays et du monde.
La communication n’est pas un luxe, mais un droit. À Banalia, ce droit est aujourd’hui suspendu depuis quatorze jours.