ISTM-Isiro : la grève plonge 640 étudiants au bord d’une année blanche

Redaction
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ISIRO, 07/08/2026 – A l’Institut Supérieur des Techniques Médicales d’Isiro, dans le Haut-Uélé, les auditoires sont vides. Depuis le 22 juin 2026, l’ISTM est paralysé par une grève du personnel. A la clé : le risque réel d’une année académique sacrifiée. Et au milieu, 640 étudiants pris en otage.

UN CONFLIT QUI DURE ET QUI S’ENLISE

Tout est parti d’un mémorandum de 11 griefs déposé par le Personnel Scientifique et le PATO contre le Directeur Général, le Prof Dr Sylvestre GAMBALEMOKE MBALITINI.

Accusations : mauvaise gouvernance, opacité financière, non-paiement des primes.

Face à cela, le Comité de Gestion répond du tac au tac le 27 juin : « Cabale ». Le DG égrène son bilan : 77 unités admis sous statut, deuxième cycle opérationnel, 3 nouvelles filières ouvertes, effectif d’étudiants passe de 180 à 640, 30 ordinateurs dotation du ministère grâce au plaidoyer, construction d’auditoires sur fond propre dans son site définitif, les assistants devenu des titulaires des cours à la place de CPP, et de préciser que c’est plutôt les valeurs antisociales: tribalisme, clanisme, et corruption qui caractérisent certains enseignants de l’ISTM Isiro.

Un observateur affirme que le mémorandum est « irrecevable » pour vices de forme. Il rejette : « des allégations graves nécessitent vérification objective« .

LA MÉDIATION PROVINCIALE N’A RIEN DONNÉ

Le 23 juin, l’Assemblée Provinciale du Haut-Uélé a tenté le dialogue. Résultat : 4 résolutions. Reprise des cours. Cadre de dialogue. Enquête provinciale pour le 07 juillet.

Six semaines plus tard, le constat est amer. Le COGE travaille régulièrement. Le personnel est toujours en grève depuis le 23 juin.

L’URGENCE S’APPELLE LES ÉTUDIANTS

Pendant que les adultes se déchirent sur des procédures et des démentis, une génération risque de perdre son année.

L’ISTM-Isiro forme des infirmiers, des pharmaciens, des techniciens de laboratoire et agents administratifs. Des jeunes venus de tout le Haut-Uélé et d’ailleurs. Ils ont payé leurs frais. Ils ont quitté leurs familles. Aujourd’hui, ils errent.

IL FAUT SAUVER L’ANNÉE. MAINTENANT.

Ce dossier ne peut plus rester dans les tiroirs du Ministère de l’ESU à Kinshasa.
Car si Kinshasa tarde, ce ne sera pas le DG ni le personnel qui paieront. Ce seront les étudiants d’Isiro. Et avec eux, tout le système de santé du Haut-Uélé qui sera affaibli demain.

L’ISTM-Isiro ne mérite pas une année blanche. Il mérite des décisions courageuses.

Rédaction