Campagne agricole saison B 2024 à la Tshopo : le paiement des fournisseurs bloqué malgré l’approbation du gouvernement ( ASBL MALAIKA)

Redaction
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Une nouvelle crise secoue la Tshopo dans le secteur agricole. L’ASBL MALAIKA, membre actif du Cadre de Concertation Provincial de la Société Civile (CCPSC), dénonce vigoureusement une tentative de détournement des fonds alloués à la campagne agricole saison B 2024. Plus de six mois après la livraison effective de semences dans les sept territoires de la province, les fournisseurs attendent toujours leur paiement.

Dans un communiqué transmis à depechesdelatshopo.com, Jean Trésor Litonga Mosunga, coordonnateur de MALAIKA ASBL et membre du bureau du CCPSC Tshopo, alerte l’opinion publique sur cette situation critique. Selon lui, 420 tonnes de semences de céréales (riz et maïs), de légumineuses (arachides, haricots, niébé et doja), ainsi que 942.000 mètres linéaires de boutures de manioc certifiées par le SENASEM ont été fournies, conformément à la commande du gouvernement congolais via le ministère de l’Agriculture. Le lancement officiel de cette campagne avait été effectué par le ministre national de l’Agriculture au village Litoyi, situé au PK8 sur l’axe Alibuku.

Mais depuis août 2024, une trentaine d’associations d’agri-multiplicateurs paysans ayant pris part à cette opération sont plongées dans une précarité inquiétante. Malgré l’approbation formelle du paiement par la Première ministre, une délégation de cinq représentants conduite par la Dynamique Femme Rurale Entrepreneure (DFRE), adjudicataire du marché, reste sans issue. La sortie du Document de Traitement des Ordres (DTO), étape cruciale au déblocage des fonds, serait bloquée entre les ministères de l’Agriculture et du Budget.

« C’est une tentative manifeste de détournement qui met en péril la survie de centaines de familles rurales », déplore Jean Trésor Litonga. Il appelle à l’intervention immédiate du Chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions, ainsi que des députés nationaux de la Tshopo afin de restaurer les droits de ces citoyens aujourd’hui marginalisés.

Dans un contexte où l’insécurité alimentaire reste une préoccupation majeure, ce scandale vient fragiliser davantage les efforts déployés pour relancer l’agriculture familiale et paysanne. Pour l’ASBL MALAIKA, il est urgent que la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient établies sans délai.

La société civile, plus mobilisée que jamais, promet de ne pas baisser les bras face à ce qu’elle considère comme un sabotage économique orchestré au détriment des agriculteurs congolais.