Bicephalisme à la division Provinciale des Sports et Loisirs Tshopo : Ghislain Mogenya y met fin

Redaction
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Par JRAD

La salle de réunion de la Division Provinciale des Sports et Loisirs a servi de cadre, ce mardi, à un échange aussi franc que nécessaire entre les cadres et agents du service et le Ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, assurant l’intérim. Une réunion de conscientisation convoquée dans l’urgence, sur fond de tensions persistantes, causées par une gouvernance parallèle au sein de cette entité publique.

Depuis près de deux ans, la Division Provinciale des Sports et Loisirs vit un bicéphalisme administratif inédit : deux chefs de division, chacun revendiquant la légitimité, posent les mêmes actes administratifs. Le désordre s’étend jusqu’au niveau des bureaux, où deux groupes de cadres assument simultanément des fonctions similaires, notamment celles de chargé des loisirs. Une situation kafkaïenne alimentée par une mauvaise interprétation des textes réglementaires.

Comprendre avant d’agir

Le ministre provincial intérimaire de l’Intérieur, se voulant avant tout à l’écoute, a saisi cette réunion comme une occasion de sonder la genèse de cette crise. Loin de se contenter de sanctions hâtives, l’autorité a souhaité comprendre les causes profondes du dysfonctionnement, pour mieux y apporter des solutions structurelles. Il a ainsi rappelé aux agents et cadres présents quelques fondamentaux de l’administration publique, notamment le respect des textes en matière de nomination et de hiérarchie dans les services déconcentrés de l’État.

L’urgence d’un climat de travail apaisé

Interrogé à l’issue de la réunion, Ghislain MOGENYA BARAKA, acteur clé dans la tenue de cette séance, a évoqué la nécessité urgente de restaurer un climat de travail sain et productif. Selon lui, la persistance de cette dualité nuit non seulement à l’efficacité du service public, mais mine également le moral des agents.

En revisitant les textes régissant l’organisation des services publics en province, Mogenya Baraka a mis en lumière une évidence souvent ignorée : seul le Gouverneur de province détient la compétence légale pour notifier la désignation d’un nouveau responsable de division. De ce fait, la reconnaissance de Donatien Musumba comme chef de division devient une nécessité administrative, pour rétablir l’unicité de commandement et clarifier les lignes d’autorité.

Un rappel à l’ordre salvateur

En substance, cette réunion n’aura duré qu’une trentaine de minutes, mais son impact pourrait être décisif. Le ministre provincial a interpellé la conscience professionnelle des uns et des autres, appelant à dépasser les conflits de personnes pour se recentrer sur l’intérêt du service public. « Il ne peut y avoir deux capitaines sur un même bateau », a-t-il martelé.

Le cas de la Division Provinciale des Sports et Loisirs illustre combien les confusions administratives, si elles ne sont pas résolues rapidement, peuvent s’institutionnaliser et générer des rivalités stériles. Le retour à l’ordre passe par le respect des textes légaux, une clarification des compétences, mais surtout, un engagement sincère de tous les agents à servir l’intérêt général.

La balle est désormais dans le camp de l’autorité provinciale pour confirmer officiellement Donatien Musumba, et ainsi tourner la page d’un épisode qui n’a que trop duré.