Haut-uele : Violences sexuelles en milieu scolaire, le FFC entre dans la lutte

Lecteur TRINITY

Haut-uele : violences sexuelles en milieu scolaire, le FFC entre dans la lutte

La ministre provinciale en charge du genre famille et enfant a lancé ce mardi 3 novembre à isiro, l’atelier de trois jours axé sur la formation des enseignants sur la prévention des violences sexuelles et celles basées sur le genre en milieu scolaire dans la province du Haut-uele.

Madame Françoise Azaro Kany a dans son allocution déploré la multiplicité des cas de violences sexuelles sur l’ensemble de la province. « La situation va de mal en pire pendant la période de la pandémie à Coronavirus », a-t-elle souligné. Et d’ajouter « Des cas des violences sur mineurs, des grossesses précoces et des violences conjugales ont pris une ampleur inquiétante dans la communauté…, » Les besoins de renforcement des capacités des acteurs sur la gestion de l’information, des techniques de collectes des données, les signes de détection ainsi que la dénonciation afin de permettre une lutte éclairée conformément aux lois étant plus que nécessaires, ». Elle précise que le rapport à sa possession renseigne qu’une centaine d’élèves filles ont passé les épreuves de l’Examen d’État édition 2020 étant enceinte suite au confinement dû à la COVID-19 dans le Haut-uele, note depechesdelatshopo.com.

Bien avant cela, dans son mot de bienvenue, madame Espérance Lonyoyo point focal de Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC) dans le Haut-uele qui organise ces assises grâce à l’appui financier de son partenaire Untrust-funds, a révélé à l’assistance les objectifs son organisation « apporter de l’aide aux associations locales qui militent pour le changement de mentalité et la promotion socioéconomique des femmes, l’autonomisation, la planification familiale, reduire le taux de décès maternel, grossesse précoce, éveiller la conscience des jeunes filles ». Pour les attentes de l’atelier, le projet vise à créer les clubs de sensibilisation dans les écoles pour une synergie de lutte entre acteurs dont les enseignants, les élèves parents et le gouvernement.

Plusieurs orateurs se sont succédés au podium pour la première journée: d’abord le magistrat Sylvain Tshikele, premier substitut du procureur général a centré son message sur les infractions assimilées aux violences sexuelles, base légale et régime répressif. Il a énuméré les instruments juridiques et traités internationaux ratifiés par la RDC.

Pour sa part, madame Charly Kayumba, coordonatrice de la Comission Nationale de Droit de l’homme Haut-uele a quant à elle brossé les notions sur les violences sexuelles. A cette occasion, elle a dénoncé certaines pratiques qui énervent la loi et qui s’observent encore dans certaines traditions. Elle a evoqué entre autres l’incision (mutilation sexuelles chez les jeunes filles), les harcèlements sexuels en milieu scolaire comme dans les casernes militaires, le milieu professionnel ainsi que le mariage forcé en milieux ruraux qui se font en longueur des journées dans les entités en complicité avec certains parents.

Signalons que les participants sont les enseignants et préfets de deux établissements scolaires. Il s’agit de l’Institut Saint Rosaire et de l’ITCAT d’isiro auxquels sont associés les présidents des comités des parents, les inspecteurs de l’enseignement ainsi que le sous proved.

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