Kisangani : Une « mère » de 43 enfants crie au secours.

Lecteur TRINITY

KISANGANI : UNE « MERE » DE 43 ENFANTS CRIE AU SECOURS.

Pleurs, cris, des enfants courrent dans tous les sens en jouant. Les nourrissons sont portés par les plus âgés. D’autres enfants rampent. L’ambiance semble être inhabituelle. Et pourtant, c’est habituel. Tout se passe sur l’avenue menant vers l’Assemblée provinciale de la tshopo en face du ministère de combat spirituel dans la commune Makiso autour de cette brave dame qui a au total 43 enfants. Il s’agit de la révérende sœur Albertine Angèle Mabonda, une religieuse de l’Eglise catholique, responsable du centre La miséricorde.

Au cours d’un entretien à bâton rompu avec depechesdelatshopo.com, elle a parlé de son apostolat : encadrer les enfants orphelins et abandonnés par leurs parents.
« Les enfants que vous voyez, ce ne sont pas mes enfants. Et je ne suis pas allée les chercher, mais on me les emmène ici chaque fois qu’on les retrouve jetés par leurs géniteurs », declare-t-elle.
Le moins âgé a juste à peine un mois et le plus âgé 15 ans. Parmi les 43 enfants, il y a 6 qui sont à l’école maternelle ainsi que 17 qui étudient au niveau tant primaire que secondaire. En plus, leurs alimentation, logement, frais de scolarité et les soins de santé sont à la charge dudit centre qui malheureusement n’a pas des moyens pour subvenir à ces besoins des enfants.
Concernant le logement par exemple, la révérende sœur Albertine Angèle Mabonda précise que là où ils sont logés actuellement, c’est la maison d’une femme de bonne volonté. Avec trois chambres et salons, il n’y a pas assez d’espace pour les 43 enfants. Grâce à l’appui de quelques bienfaiteurs, ils ont construit une maison à la cité pilote dans la commune Kabondo. Il manque des moyens pour les travaux de finissage.
Quant au reste des besoins, c’est grâce aux œuvres de charité sporadiques de quelques personnes ainsi que d’une agence.
Les besoins étant immenses et les moyens très limités, la directrice du centre La Miséricorde lance un cri de détresse aux autorités à tous les niveaux de penser à l’avenir de ces enfants qui ont droits de vivre et de s’épanouir.
Même une simple visite des hommes et femmes auprès de ces orphelins et enfants abandonnés constitue un grand soulagement.
A noter que la plupart des personnes qui passent au centre La Miséricorde rentrent toujours avec des larmes aux yeux. C’est le cas des femmes travailleuses de la CNSS qui ont fait l’expérience le vendredi 20 Decembre 2019.

FROK
Les dépêches de la tshopo.
+243 81 270 61 15

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *