Isiro: La résolution du conflit au PN Garamba passe par la révision des lois sur les aires protégées, estime Crispin Atama.

HAUT-UELE : LA RÉSOLUTION DU CONFLIT AU PNG PASSE PAR LA RÉVISION DES LOIS SUR LES AIRES PROTÉGÉES, ESTIME CRISPIN ATAMA.

Le président du caucus des députés nationaux du Haut-Uele et vice-président la commission défense et sécurité à l’Assemblée Nationale vient de regagner la capitale de la RDC après une mission de travail à Isiro chef-lieu sa province natale.
Honorable crispin Atama Tabe Mogodi conduisait à Isiro, une délégation de trois deputés nationaux composée des honorables François Xavier Bonane, élu du territoire de Dungu, Kezamoto Musisiri de Niangara et lui même de Faradje. Cette mission a consisté à restaurer un climat de paix et de confiance mutuelle entre les gestionnaires du parc national de Garamba et les communautés riveraines.

Dans un entretien lundi 11 novembre 2019 avec depechesdeletshopo.com, le Président du caucus des députés nationaux Crispin Atama indique que sa délégation n’est pas arrivée à la fin de la mission:
« La société civile de Faradje, Dungu, Niangara et Watsa ne s’est pas mise d’accord avec le programme du gouvernement provincial pour que le dialogue puisse débuter. Le gouvernement provincial, le Bureau de l’Assemblée Provinciale ainsi que la délégation de l’Assemblée nationale ont été édifiés à Isiro par la présentation du Parc National de Garamba faite par la Direction Générale de L’ICCN sous la houlette du Président du Conseil d’Adminitration du PNG.
Il ajoute :
« Nous avons regagné Kinshasa en attendant que l’autorité provinciale trouve avec la société civile un compromis sur le lieu et la date dudit dialogue ».

Les crises à répétitions qui s’observent entre les responsables des aires protégées et la population riveraine sur l’ensemble du pays préoccupe le vice-président de la commission défense et sécurité de l’Assemblée Nationale. Crispin Atama oriente désormais sa lutte vers la révision de la législation des parcs nationaux dans le pays de Lumumba « j’ai assisté aux accrochages à Epulu, Goma, au parc national de Kahuzi Biega, à Kundelungu, salonga… La population ne se retrouve pas et nous devons revoir la législation interne de nos aires protégées, voir comment le conformer au droit international afin que la population se retrouve ne fut-ce que le droit au sol » a-t-il indiqué.

A la question de savoir si cette révision ne pourrait pas énerver les partenaires du gouvernement étant donné que certains parcs font partie du patrimoine mondial, notre interlocuteur réagit en ces termes : « le parc a été constitué par ce qu’on a vu les animaux, ce n’est pas que le parc est venu avec les animaux, la population vivait et mangeait, construisait sa maison avec les produits de la forêt, nous allons revoir les choses de sorte que la population retrouve les retombées de nos parcs », martele t-il.

OBAMA KASORO
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