Kisangani : Des habitations sur des tombes, la Lucha interpelle les autorités.

KISANGANI : DES HABITATIONS DES VIVANTS SUR DES TOMBES, LA LUCHA INTERPELLE LES AUTORITÉS.

Au cours d’un point de presse animé ce vendredi 18 octobre 2019 à la place des Martyrs en plein centre ville de Kisangani, le mouvement citoyen La lutte pour le changement, Lucha tire sur la sonnette d’alarme.  » profanation des tombes et spoliation des espaces publics, face aux atermoiements des autorités, le peuple doit agir », peut-on lire dans le communiqué remis aux journalistes boyomais.

A cette occasion, la Lucha formule des recommandations :
Au gouverneur de la province de la tshopo, de monter une commission technique pour inventorier tous les cas de profanation des tombes et spoliation des espaces publics dans la ville de Kisangani et procéder à la démolition sans délai des maisons érigées dans les cimetières et espaces publics. Sur cette même lancée, elle demande au gouverneur d’activer tous les moyens d’État mis à sa portée pour traduire les coupables et complices de cette mafia.

Quant au maire de la ville de Kisangani, il doit réévaluer urgemment le travail de la commission montée sur le cas du cimetière de la cité Paradis et tirer les conséquences qui s’imposent. A défaut de le faire dans une durée raisonnable, la Lucha sensibilisera la population pour mener des actions pacifiques de masse dans la rue pour obtenir la clarification sur ce dossier. En outre, l’autorité municipale devra accéder aux demandes de la population de cette nouvelle cité en ce qui concerne la construction d’un marché et autres équipements d’usage collectif à l’instar d’un terrain de football.

Enfin, la Lucha demande aux boyomais de dénoncer toutes les personnes, politiciens soient-ils, impliquées dans la vente et l’achat des terrains dans les cimetières, de ne pas construire ni maisons ni marché sur des tombes et dans les cimetières. Car, cette pratique est une entorse gravissime aux valeurs africaines et bantoues.
La Lucha promet de mener des actions pour maintenir la pression sur les autorités afin que celles-ci trouvent des solutions idoines aux problèmes de profanation des tombes et de spoliation des cimetières dans la ville de Kisangani.
A noter qu’au chef-lieu de la province de la tshopo, cela fait plus de cinq ans que ces dossiers perdurent et prennent une proportion inquiétante. Dans la majorité des cimetières de la ville, des maisons d’habitation ont remplacé des tombes. Les familles des défunts n’ont plus l’occasion de retrouver là où elles avaient enterré les leurs.

FROK
Les dépêches de la tshopo.
+243 81 270 61 15

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