Tshopo : Dans une semaine, les enseignants en grève ( Syeco)

TSHOPO : DANS UNE SEMAINE, LES ENSEIGNANTS EN GREVE ( SYECO ).
« Nous acceptons encore une semaine de patience pour que l’État congolais sorte de sa léthargie par rapport aux mesures d’accompagnement de la gratuité de l’enseignement. Au delà de cette semaine, nous allons appeller les enseignants à la grève pour que leur situation soit régularisée ». C’est en ces termes que le secrétaire exécutif provincial du syndicat des enseignants du congo, section de la tshopo s’est exprimé au micro de depechesdelatshopo.com à l’issue de la conférence débat qu’il a animée ce mercredi 9 octobre 2019 en la salle de Gradi-jeunes située dans la commune Makiso à Kisangani.
Joseph Litete Bobina a expliqué que la gratuité de l’enseignement signifie que les élèves du primaire ne payeront pas les frais de scolarité fixés par le gouverneur de province, moins encore la motivation des enseignants et des frais du TENAFEP supprimés.
Dans son exécution, la gratuité de l’enseignement est accompagnée des mesures d’application. Ici, le gouvernement de la République octroie les frais de fonctionnement selon la taille de chacune des écoles, regularise la situation de 34.740 enseignants de la catégorie NP et reajuste le salaire conformément aux trois zones baremiques ( première zone: Kinshasa et Lubumbashi, deuxième zone: les chefs-lieux des provinces et la troisième zone: l’intérieur des provinces).
L’aspect positif de cette gratuité, c’est l’effectif pléthorique des élèves dans les établissements scolaires publics et le soulagement des parents.
Parmi les difficultés liées à cette gratuité, Joseph Litete Bobina des mesures d’accompagnement qui tardent à être appliquées. Ainsi, la situation actuelle des établissements scolaires publics est très alarmante du 2septembre à ce jour : pas de cahier de préparation, pas de journaux de classe des enseignants, pas de craie, pas de registre des présences des élèves. Car les frais de fonctionnement ne sont pas encore versés.
Il y a aussi le cas des enseignants NU qui ne seront pas payés et qui ne savent à quel saint se vouer, ajoute le secrétaire exécutif provincial du syndicat des enseignants du Congo. Il évoque le dossier des ouvriers notamment les sentinelles, surveillants et autres qui sont aussi importants dans une école.

A noter que cette conférence débat qui a été organisée par le groupe de réflexions et d’actions pour le développement intégral des jeunes a connu la modération du professeur Patrick Wenda de l’Université de Kisangani.

FROK
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