Tshopo : Dr Muyembe dépêche son équipe pour barrer la route à Ebola.

TSHOPO : DR MUYEMBE DÉPÊCHE SON ÉQUIPE POUR BARRER LA ROUTE À EBOLA.

Une importante réunion de sensibilisation des leaders communautaires de la ville de Kisangani vient de se tenir dans l’apres-midi de ce vendredi 27 septembre 2019 sur la maladie à virus d’Ebola en la salle Monaco de l’Université de Kisangani.
C’est le Docteur Steve Ahuka, à la tête d’une forte délegation de la coordination générale de la riposte Ebola venue de Goma qui a animé cette séance.
Il a indiqué d’entrer de jeux que tous les efforts sont engagés pour stopper la maladie d’Ebola. Mais les risques demeurent. Car le territoire de Mambassa qui partage les limites avec la province de la Tshopo connait déjà cette épidémie.
Ce qui justifie la présence de cette forte équipe des experts au chef-leu de la province pour que le niveau d’alerte soit maximal que si par malheur un cas d’Ebola surgit dans la Tshopo.
D’où l’implication totale et active des leaders de la communauté boyomaise (ndr habitant de Kisangani). Ils doivent s’impliquer pour que la population arrive à prendre conscience du danger de la MVE et des risques qui sont grands si les gens ne sont pas mobilisés bien avant.
La délégation salue l’implication de l’autorité provinciale dans les activités de prévention. Surtout la mise en place d’une cellule pour la gestion des alertes.
Ce samedi, avant le retour à Goma, la délégation visite le point de contrôle situé au PK 23 route Ituri. « Les points de contrôle doivent être rendus beaucoup plus optimaux », déclare le coordinateur général de la riposte à la MVE.
Selon ce dernier, la nouvelle stratégie qui est celle de la prévention coûte moins d’argent. « C’est aussi pour éviter ce qu’on appel Ebola Business », souligne Dr Steve Ahuka en reponse à une question de l’assistance sur la taille de cette délégation forte d’environs 20 personnes.

Les questions des leaders communautaires de Kisangani ont tourné autour de ce que la délégation a apporté concrètement pour appuyer les efforts consentis localement.Pourquoi ne pas installer les points de contrôle  » thermoflash » un peu partout le long de la route? Se sont interrogés les participants.
Suite à cette visite, les mesures ont été prises pour renforcer aussi la surveillance au niveau des zones de santé qui doivent régulièrement rapporter très rapidement les cas suspects d’Ebola.

Le Dr Ahuka ajoute au sujet du recours au vaccin contre Ebola dans la Tshopo, que cela n’interviendra que, une fois la maladie se declare. Cela en faisant la stratégie dite « en ceinture » qui prend en charge les personnes à haut risque et les suspects.
Un autre point de contrôle est envisagé à l’entrée du territoire de Bafwasende (260 km) à la limite avec le territoire de Mambassa dans la province de l’Ituri.
De même dans les agences de voyage qui relient la Tshopo aux autres provinces de l’est du pays. Selon le représentant d’une de ces sociétés de transport en commun, il y a un très fort trafic ce dernier temps sur la RN4.
Pour le Dr Ahuku, « il faut que la communauté arrive à prendre conscience que la MVE existe. Qu’elle comprend le danger de cette maladie et ses symptômes pour qu’elle alerte l’équipe de riposte ».
L’un des bourgmestres présents à cette séance a suggéré que l’on puisse mettre des affiches de communication aux responsables des ETD pour intensifier la sensibilisation.
Une fois que la maladie est déclarée, cela va perturber le cour normal de vie des gens. C’est pourquoi Il faut rester vigilant dans la communauté, qu’on donne le même message partout.

Les chefs de quartiers doivent être capables de signaler tout nouveau venu. Il a fait allusion à Béni où les populations eux-mêmes appellent l’équipe de riposte pour tout cas suspect. Le Dr Steve Ahuka a fait savoir aux leaders communautaires de la Tshopo qu’il y a « un gros verrou mis à Mambassa et Niania pour que « Kisangani ne tombe pas ». Mais cela n’exclut pas que la sensibilisation par les leaders communautaires est très capital. Pour que la population puisse croire à l’existence de la maladie et la maîtrise de comportement a tenir », croit-il.
Cet expert en lutte contre la MVE a alerté son auditoire que la maladie une fois dclarrée plonge toute la communauté dans les spectres à cause des rumeurs de tout genre. Il fait part du cas d’un village en Ituri où l’équipe de riposte ne sait pas entrer dans la communauté parce qu’un pasteur a dit que Ebola n’existe pas.
Le prof Dr Steve Ahuka a souhaité que ces genres de réunions continuent, car de sa riche l’expérience, « c’est la communauté qui gère l’épidémie d’Ebola ».

Ernest MUKULI
Les dépêches de la tshopo
243 81 270 61 15

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *