Unikis : Xénophobie en RSA, pr Lelo propose la politique de quota de la main d’oeuvre.

UNIKIS: XÉNOPHOBIE EN RSA, LE PR LELO PROPOSE LA POLITIQUE DE QUOTA DE LA MAIN D’ŒUVRE.

Docteur en Droit Économique et Social de l’Université de Kisangani et Docteur en Droit Public de l’Université Catholique de Louvain, le professeur Ursil Lelo di-Makungu est actuellement Vice Doyen chargé de la Recherche de la Faculté de Droit à l’Université de Kisangani

Il a été formé comme directeur de recherche doctorale et expert des questions méthodologiques à l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud. Stellenbosch est une ville sud-africaine où la politique de l’apartheid avait été élaborée.
C’est à partir de son expérience au pays de Nelson Mandela que le professeur Ursil Lelo s’est entretenu ce jeudi 5 septembre 2019 avec la rédaction de depechesdelatshopo.com pour donner sa position face à la violence xénophobe contre les travailleurs étrangers africains en Afrique du Sud
Il explique que la question de la violence xénophobe contre les travailleurs étrangers africains vivant en Afrique du Sud est très complexe. Elle persiste sans une solution idoine de l’État sud-africain.
Pour mieux comprendre la complexité du dossier, il faut plus recourir aux approches d’anthropologie sociale.
Le professeur Ursil Lelo ajoute que la situation est très complexe pour l’imputer aux autorités ces crimes des masses.

« En réalité, pour ceux qui ont déjà mené les études sur la politique de l’apartheid en Afrique du Sud, ils comprennent la haine viscérale entre les blancs et les noires dans ce prétendu pays d’Arc en ciel. Les blancs préfèrent travailler avec les étrangers que leurs propres frères noires sud-africains qui gardent la mémoire de la haine viscérale. Cette violence est structurelle, liée à l’inégalité du pouvoir économique entre les blancs et noires. Nous sommes dans un pays anglophone, où le secteur privé joue un rôle essentiel contrairement au système francophone. Les blancs sud-africains continueront toujours à recourir aux services des travailleurs étrangers » précise-t-il à depechesdelatshopo.com.

Au regard de cette réalité, le professeur Ursil Lelo propose comme solution : »il sera bon d’appliquer la politique de quota dans les entreprises pour créer l’équilibre entre travailleurs étrangers et nationaux. Je suis prêt à offrir mon expertise en qualité de docteur en Droit Économique et Social pour endiguer cette violence. »

Et de poursuivre : » Cette violence explique aussi la fragilité de notre politique d’intégration régionale ».
Le professeur Ursil Lelo reconnaît tout de même que l’Afrique du Sud n’est pas l’unique pays à enregistrer ce genre de violence xénophobe contre des travailleurs étrangers.
A titre d’exemple, il cite l’Angola qui s’illustre aussi dans la même expérience avant de préciser que chaque pays a ses réalités spécifiques qui conduisent à penser que les étrangers sont responsables de la perte d’emploi ou de son malheur oubliant même l’apport des étrangers pour le développement de leurs propres pays.
Concernant la RDC, le professeur Ursil Lelo craint l’effet de Contagion : »
S’il faut directement contextualiser la question, il faut craindre que les violences éclatent aussi dans les grandes villes congolaises principalement celles de l’Est et Sud Est ,qui enregistrent un nombre important des travailleurs sud-africains.
L’effet d’entraînement se répercute déjà au Nigeria, au Sénégal et bientôt d’autres pays. »
Enfin, déclare-t-il, « L’Afrique est en train de s’auto fragiliser.
La violence risque s’entraîne des fortes crises politiques, qui risquent de jouer négativement sur l’économie africaine et stopper la croissance. »

FROK
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