Tshopo : AJDDH exige des excuses du président Ramaphoza à l’endroit des victimes de la xénophobie.

Tshopo: AJDDH exige des excuses du Président Ramaphoza à l’endroit des victimes de la xénophobie ;

Suite aux violences contre les étrangers perperrées en Afrique du Sud, par certains sud africains ces derniers jours, l’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains, AJDDH, ayant son siege à Kisangani vient de hausser le ton.
C’est dans un communiqué signé ce jeudi 5 septembre 2019, dont la copie vient de parvenir à la rédaction des dépêchesdelatshopo.com.
Voici l’intégralité de la prise de position d’AJDDH.

COMMUNIQUE N°01/AJDDH/DE/09/2019

Après avoir enregistré sept morts au cours de pillages visant des commerces tenus par des étrangers à Johannesburg et à Durban en 2015. En 2008, des émeutes xénophobes avaient fait encore 62 morts dans le pays de Nelson Mandela.

Aujourd’hui en septembre 2019, c’est avec grande stupéfaction et désolation que l’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains, AJDDH en sigle, a appris à travers les médias et les réseaux sociaux dignes de foi, la commission des actes odieux de xénophobie des citoyens sud-africains sur les étrangers se trouvant sur le territoire national de l’Afrique du Sud et ce, à ciel ouvert, aux visages à découvert et avec les muscles déployés, pire encore dans l’inertie des forces de l’ordre observant passivement les malheureux évènements et en plus, dans un silence de cimetière des autorités de l’Etat.
Le bilan à ce stade étant de 7 morts et plusieurs blessés ainsi que d’autres dégâts matériels, AJDDH :

  1. Condamne ces actes abjectes de xénophobie des citoyens sud-africains sur les ressortissants étrangers à l’instar des congolais ;
  2. Fustige l’inertie coupable des autorités sud-africaines dans la protection des étrangers sur le territoire sud-africain contre les actes de xénophobie de leurs citoyens pendant 3 jours durant les évènements ;
  3. Dénonce la passivité ostentatoire et manifeste de la police sud-africaine lors de ces évènements de xénophobie des citoyens sud-africains à l’endroit des étrangers ;
  4. Désapprouve l’absence des poursuites à l’encontre des auteurs des actes de xénophobie ;
  5. Condamne la déclaration très tardive et sans aucune efficacité faute d’actions du Président Sud-Africain Cyrille Ramaphosa.

Par conséquent :

  1. AJDDH appelle tous les Chefs des Etats du monde entier non encore présents à Cap Town à boycotter et tous ceux qui sont déjà présents à sécher carrément et purement le Forum Economique Mondial prévu et/ou qui se déroule en Afrique du Sud ;
  2. AJDDH demande à l’Union Africaine d’exiger à l’Etat Sud-Africain la réparation des dommages matériels causés en faveur toutes les victimes, commerçants ou non ;
  3. AJDDH demande à l’Union Africaine d’exiger des autorités Sud-africaines des poursuites judiciaires exemplaires à l’endroit des auteurs des actes odieux de xénophobie perpétrés sur les étrangers sur le territoire sud-africain ;
  4. AJDDH exige des excuses publiques du peuple sud-africain à travers le Président Cyrille Ramaphoza à l’endroit des étrangers victimes des actes de xénophobie ;
  5. AJDDH appelle tous les Etats Africains concernés ou non par ces évènements à suspendre l’exécution des contrats bilatéraux signés avec l’Afrique du Sud jusqu’à la réparation complète des dommages causés par ses citoyens au nom de la solidarité africaine ;
  6. AJDDH sollicite enfin la suspension de la participation de l’Afrique du Sud aux différentes réunions des Nations-Unies et de l’Union Africaine pour avoir failli dans la protection des étrangers sur son territoire, jusqu’à nouvel ordre.
    Alors que AJDDH encourage les autorités congolaises à durcir le ton, en commençant par rappeler en toute urgence l’Ambassadeur Congolais en Afrique du Sud et suspendre toutes affaires cessantes l’exécution des contrats bilatéraux en cours signés avec l’Afrique du Sud, afin d’obtenir des garanties fermes de réparation des dommages causés et de non répétition des autorités sud-africaines de ces actes de xénophobie ;
    Elle demande également à la population de ne pas régler la violence par la violence en s’attaquant aux sud-africains ainsi qu’à leurs biens se trouvant sur le territoire congolais.

Fait à Kisangani, le 05 septembre 2019.
Pour ONG-AJDDH
Me Elly KAYEMBE
Directeur Exécutif

Rédaction
Les dépêches de la tshopo.
+243 81 270 61 15

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