Tshopo : La publication du gouvernement Walle alimente des polemiques dans l’opinion

TSHOPO: L’EQUIPE DU GOUVERNEMENT WALLE FAIT SORTIR UN CLIVAGE A PRENDRE AU SERIEUX

C’est à travers les réseaux sociaux que la majorité des gens font entendre leurs voix au lendemain de la publication de l’arrêté provincial portant nomination des ministres Provinciaux du gouvernement Walle. Si certains se réjouissent, d’autres par contre expriment leur déception.

Pour Charles MOSEMA Junior ( à ne pas confondre avec le député provincial), il écrit : « La Tshopo vient de manquer une fois de plus son décollage, avec quelques noms repris dans l’équipe gouvernementale, WALE.
En analysant le parcours de beaucoup d’entre eux, vous allez vous rendre compte que la Tshopo a de la malchance.
Il est vrai que, parmi eux il y a des bons gestionnaires. »

Réponse du berger à la bergère, Clémence Kalibundji, jeune médecin reagit en ces termes : « La compétence, l’expérience et surtout l’objectivité ont été privilégiées dans la sélection des membres de ce gouvernement.
Peut être qu’on n’a pas sélectionné une personne que vous vouliez bien.
Ceci ne vous donne pas le luxe de prédire l’échec à cette équipe qui ne va profiter à personne. »

Certains notables du territoire de BASOKO grincent des dents et regrettent d’être représentés dans l’exécutif provincial par un seul ministre en depit du poids politiques de leur entité en termes de nombre des députés provinciaux. Cela n’est pas l’avis de Marcel Makolo Kotambola qui appelle les natifs de BASOKO à soutenir l’exécutif provincial actuel. Car, un d’eux en fait partie.

Grande est la joie des autochtones de la ville de Kisangani notamment la communauté ENYA qui se retrouve cette fois ci avec un membre du gouvernement provincial.
Contacté par depechesdelatshopo.com, Grégoire NGUBU, leur porte-parole avoue que « la Communauté Enya en particulier se dit satisfaite de la nomination de l’une de ses filles en la personne de Mango Anganya Béatrice, désormais Ministre de l’information, communication et médias, genre, famille et enfant. Ce qui justifie la mise en application des dispositions de l’article 198 de la constitution en son alinéa 4.

Toutefois, à la lecture de différents arrêtés, il se dégage une représentativité déséquilibrée des entités. Le souhait est que l’entité ville, qui est l’entité mère car abritant les sièges des institutions provinciales, soit bien représentée notamment dans le reste des postes tant aux cabinets du gouverneur que ceux des ministres provinciaux, les autres ayant déjà suffisamment été servies depuis le service minimum jusqu’à ce jour.

Du côté des partis et regroupements politiques, depechesdelatshopo.com n’a enregistré aucune réaction officielle jusque là.
Toutefois, il convient de noter que tous les ministres Provinciaux sont de la coalition FCC.
LAMUKA et CACH sont quasiment absents.
« Wait and sée,ce sont à mes yeux des novices regardons les », réagit ainsi un notable ancien ministre de l’ex province orientale à la question de savoir ses observations sur les personnes auxquelles le gouverneur Walle fait appel pour diriger la Tshopo.
Si le septissisme se sent dans les commentaires que analyses qui circulent sur la toile, certains internautes font recours à la crainte divine qui doit animer les nouveaux dirigeants à la tête de la province de la Tshopo.
« Nous ne cesserons jamais à vous soutenir et appuyer dans votre lutte pour le bien-être de la Tshopo, nous sommes très heureux de vos nominations chers membres du gouvernement Walle. Nous demandons au seigneur tout puissant de vous conduire dans sa crainte et bénédiction, afin de vous permettre tous, de ramener les sourires dans le chef de l’ensemble de la population Tshopolaise », écrit un autre. Avant que d’autres puissent faire ces observations:
« nous opala avons un ministre et un commissaire, c’est plutôt grand et non grave ». Un autre de rencherir, « Opala, un ministre, un commissaire et un coordonnateur du bureau d’études.
Parcontre, d’autres s’interrogent sur l’equilibre. « Et Isangi a Gouverneur, DG DGRPT, Ministre,… ».
« Espérant que ce sera les oiseaux rares épris du sens de la sociabilité légendaire, du patriotisme, du bien être et du développement, nous leur garantissons d’ores et déjà notre soutien indéfectible pour un mandat au sens du décollage de la Tshopo », s’exclame un fervent commentateur qui salue l’unité pour le développement de la Tshopo.

Au chapitre des analyses et réactions qui traduisent un peu de la deception, il y a notamment: « En analysant le parcours de beaucoup d’entre eux, vous allez vous rendre compte que la Tshopo a de la malchance. Il est vrai que, parmi eux il y a des bons gestionnaires ».
« Ah bon! Moi je fustige l’hyper provincialité, même dans le bureau d’études, aucune personne ayant élue domicile à la tshopo? C’est, se mettre cette frange de la population majoritaire derrière le dos, alors que c’est un électorat important et politiquement stratégique », fait savoir un internaute.

Parmi les réactions à ce poste, nous avons selectionné celle-ci « nous devons nous habituer à bénir notre province en lui souhaitant le ciel plutôt que l’enfer. Ceux que Dieu a élevés ce jour dans le gouvernement provincial par le truchement du gouverneur Walle sont tous fille et fils de la Tshopo avec tous les atouts nécessaires capables de booster le décollage de notre province. Cette équipe gouvernementale…nous avons la foi, que c’est celle de salut pour la Tshopo, n’en déplaise à qui ne veut pas l’entendre ».

Quelques réactions particulières des certaines femmes très engagées dans les causes de l’égalité des chances entre les deux sexes que les dépêchesdelatshopo.com ont consultées sur les réseaux sociaux. Nous avons celles-ci:
« Maman tika…akoyoka sango ya basi trop c’est trop », apaise une activiste des droits de la femme a son collègue qui, vraisemblablement n’en revenait pas quand elle a suivi l’annonce du gouvernement Walle, dans un groupe whatsapp.
« pasi…tokanisaki ke ye ako changer? « Na lali na kanda », publie cette candidate perdante aux législatives dernières.

« je tiens à réitérer mes sincères et vives félicitations à tous les nominés et au gouverneur lui-même pour avoir su faire une sélection basée sur la représentativité géopolitique et qui apaise les esprits de tous les Tshopolais. Vu la complexité et l’ampleur que prennent les attentes et les aspirations de la population, seule la conscience va l’amener à ne pas être imbécile et à changer aujourd’hui pour travailler dur comme fer, à la satisfaction générale », réaction d’un journaliste face aux commentaires sceptiques a qui il demande d’accorder la chance… pour une réjouissance collective.

Rédaction
Les dépêches de la Tshopo.
+243 81 270 61 15

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